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Pour un congé paternité égal, garanti et bien indemnisé

 

La loi instaurant le congé paternité actuel remonte à plus de 15 ans, et la plupart de nos partenaires européens ont engagé des améliorations de leurs dispositifs ces dernières années. Les 3 jours de congé naissance accordés par l'entreprise + 11 jours de congé paternité apparaissent aujourd'hui largement insuffisants. De fait, 64 % des hommes et femmes de moins de 35 ans, les plus concernés, sont favorables à l'allongement du congé paternité (i).
 
Nous souhaitons un congé pour les 2 parents d'une durée égale au congé maternité, soit 16 semaines, dont 8 semaines obligatoires pour le second parent, à répartir avant ou après l'accouchement selon les besoins des familles.

→ Promouvoir l'égalité femmes-hommes dans la vie professionnelle : pour qu'un "risque parentalité" se substitue au "risque maternité"

Le “risque maternité” - et l’absence au travail qu’il impose - entraîne aujourd'hui de véritables discriminations au travail au détriment des femmes.
 
Le congé paternité optionnel tel qu'il est aujourd'hui est insuffisant : 1/4 des pères y renoncent "par peur de l'employeur" et par peur de la stigmatisation qui touche encore les hommes qui s'absentent du travail pour s'occuper de leurs enfants (en cas de maladie ou de naissance). Cette stigmatisation est si problématique qu'un grand nombre de pays nordiques ont engagé des campagnes de communication contre les stéréotypes familiaux.
 
51 % des parents sont favorables à un congé paternité obligatoire (ii). L'obligation pour tous les hommes comme pour toutes les femmes de s'absenter du lieu de travail à l'occasion de la naissance d'un enfant est la seule façon de garantir une égalité entre tous les parents, qui fasse évoluer les mentalités et les pratiques de l'entreprise.

Perpétuer l'idée selon laquelle les femmes sont les seules à devoir interrompre leur activité professionnelle à la naissance de l'enfant les conduit à davantage sacrifier leur implication, à des carrières moins performantes et moins rémunérées - voire à une paupérisation dans certaines catégories socio-professionnelles. Les femmes âgées de 30 à 54 ans ont ainsi 9 fois plus de chances d'être à temps partiel que les hommes du même âge (iii).

→ Soutenir les mères en situation de pré et post-partum

Le  soutien aux mères et la lutte contre l'isolement pendant la période pre- et post-partum est un véritable enjeu de santé publique. On évalue par exemple à 10-13 % le taux de dépression post-partum (iv).
 
Le risque sanitaire pour une femme demeure fort une semaine après un accouchement (v), et le nourrisson demeure fragile pendant son premier mois. De fait, la Haute Autorité de Santé recommande aux femmes "de ne pas rester isolées" et de "demander l'aide de leur entourage". D'où la nécessité de la présence du conjoint, principal recours des femmes dans la maternité aujourd'hui.

→ Promouvoir l'égalité dans la sphère domestique et familiale

Il est essentiel de lutter contre l'inégale répartition des tâches domestiques. Les femmes effectuent encore la majorité des tâches ménagères et parentales - respectivement 71 % et 65 % (v). Cette inégalité se renforce à l'arrivée de chaque enfant (vi), qui démultiplie la charge de travail domestique de la personne à qui elle est assignée.
 
Seule une implication précoce du second parent permet l'apprentissage égal des tâches liées aux soins des enfants (vii), et toutes les études en montrent les effets positifs sur la construction durable du lien père/enfant et le développement de l'enfant.
 
Les hommes sont désireux d'être davantage présents au moment de la naissance d'un enfant. Dans une enquête de 2011 sur la parentalité masculine en entreprise, 67 % des hommes étaient favorables à un allongement du congé paternité (viii).
 
L'Espagne a introduit un congé paternité de 2 semaines en 2007. Une étude de 2012 montre que ceux qui l'ont mobilisé consacrent en moyenne 28 minutes de plus par jour à la garde d'enfant, et ceux qui sont restés à la maison plus de 2 semaines (en utilisant la possibilité de bénéficier d'une partie du congé maternité) y passent en moyenne 1h12 de plus par jour.

 

Notes :

i. Baromètre de l'opinion DREES sur la santé, la protection sociale et les inégalités de 2017.

ii. Sondage YouGov pour le Huffington Post réalisé en ligne les 1er et 2 février 2018 sur un échantillon représentatif de 1063 Français de 18 ans et plus (méthode des quotas).

iii. Périvier Hélène, 2017, "Réduire les inégalités professionnelles en réformant le congé paternité", p. 6.

iv. Études américaines citées par le rapport IGAS 2018-022R, "Evaluation du congé de paternité", p. 50.

v. Haute Autorité de Santé, “Sortie de maternité après accouchement : conditions et organisation du retour à domicile des mères et de leurs nouveau-nés”, mars 2014, p. 23.

vi. Arnaud Régnier-Loillier, “L’arrivée d’un enfant modifie-t-elle la répartition des tâches domestiques au sein du couple ?”, INED, Population et sociétés n° 461, novembre 2009.

vii. Arnaud Régnier-Loillier, ibid, et Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS), "Évaluation du congé de paternité", septembre 2018, p. 47.

viii. Source LH2 et Equilibres - Informations sociales 2013/2, "Rapport égal sur l'accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et familiales dans le monde du travail" établi par Brigitte Grésy, juin 2011 (n° 2011-084).

ix. Enquête cité par le rapport IGAS 2018-022R, "Évaluation du congé de paternité", p. 40.

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